Inkscape 01 : découvrir l’interface (partie 1)

Partons à la découverte d’Inkscape, histoire d’en avoir moins peur.
Dans cet article, toujours pas (bande d’impatients) de manipulations complexes… du moins, rien de créatif. Mais tout ce qui va suivre va servir : présentation de la boîte à outils, des commandes, de quelques fenêtres supplémentaires. Et pour que ce ne soit pas trop rébarbatif, j’ai décidé de couper ce billet en (au moins) deux parties. Dans ce premier texte, on va présenter l’interface et survoler les fonctions principales : celles-là même qui vont vite nous servir à faire enfin du dessin. Prêt ? Allons-y.
La présentation s’appuie sur la version 0.48

Inkscape à l'oeuvre

Le tour du propriétaire :

Sur l’image ci-dessus, vous apercevez une image Inkscape en cours de composition, avec quelques fenêtres déployées. Pour ceux qui ont « tenté » Gimp et qui auraient été déstabilisés par les fenêtres flottantes : Inkscape ne suit pas cette logique. Tout est « docké » (accroché autour de l’espace de travail). Seule exception notable : la fenêtre de manipulation/saisie de texte est l’une des rares qui apparaitra en « pop-up », elle ne vous perturbera pas bien longtemps.

Voyons un peu comment tout s’articule. Une fois inkscape lancé, vous vous retrouvez avec un page blanche (normalement un format A4) en orientation « portrait » (c’est à dire avec une hauteur plus grande que la largeur – dans le cas contraire, on parle d’orientation « paysage). Cette page est déposée sur un « bureau » blanc.

à l'ouverture

Si l’on s’attarde un peu sur cet interface, notez les éléments suivants :

  1. en haut, en mots compréhensibles, une barre de commande,
  2. en dessous, une seconde barre d’outils « rapide » : il s’agit en fait de raccourci pour des actions génériques (ouvrir un document, enregistrer, copier, coller, dupliquer, lancer des fenêtres),
  3. en dessous encore, une troisième ligne dont les icônes vont varier en fonction de l’outil choisi (on aura l’occasion de détailler ça régulièrement),
  4. à gauche, organisés verticalement, les outils eux mêmes (on regarde ça de plus près dans quelques instants),
  5. en bas, une barre de sélection de couleurs et de palettes de couleurs,
  6. juste en dessous (donc tout en bas) l’inévitable barre de statut qui donnera quelques précieuses informations,
  7. et enfin à droite, du côté où les fenêtres d’outils viendront se ranger, on a une colonne d’icônes qui servent à régir la façon dont les points et les chemins vont se comporter… c’est la partie la plus énigmatique ? Laissez cela de côté pour l’instant. De toute façon, ça ne prend pas beaucoup de place ;-)

Des outils tu disposeras !

Détaillons ces outils.

La barre d'outils

Affichez en grand l’image ci-dessus en cliquant sur la vignette. Il s’agit d’une vue de la partie gauche de l’interface d’Inkscape qui présente donc la barre d’outils. On va dans un premier temps décrire certains de ces outils. Les autres, parce que leur intérêt est moins immédiat, on va les laisser pour plus tard.

En « 1 » : le curseur de sélection. C’est celui qui vous servira à déplacer vos objets (ou groupe d’objet). C’est également avec lui que vous aurez accès aux poignées permettant de transformer un objet (agrandir/diminuer, faire tourner).
En « 2 » : il s’agit de l’éditeur de « noeuds ». Avec lui, lorsque que vous cliquerez sur une forme, les points (ou noeuds) qui servent à décrire un objet pourront être modifiés. De même, avec cet outil, on va pouvoir jouer sur les tangentes qui décrivent les arrondis. Certainement l’un des outils les complexes pour un débutant, mais diaboliquement efficace.
En « 3 » : la loupe. Est-il nécessaire de préciser son usage ? Sachez cependant, qu’avec la touche contrôle enfoncée et le défilement avant ou arrière de la molette de votre souris, vous avez accès à un outil de zoom beaucoup plus immédiat.
En « 4 » : beaucoup plus concret, voici l’outil de création des rectangles et carrés. On y revient dans le billet suivant.
En « 5 » : même philosophie que l’outil précédent, mais il est question ici d’ellipses, de cercles et d’arcs. Pareil, on va l’utiliser plus tard.
En « 6 » : l’outil étoiles et polygones, extrêmement intéressant. On le verra plus en détail dans un prochain billet.
En « 7 » : le dessin à main levée. C’est à dire qu’avec cet outil, en tenant le clic enfoncé, vous allez utiliser votre souris comme s’il s’agissait d’un stylo. Le trait va apparaître à l’écran.
En « 8 » : courbes de béziers et segments de droite. Gardez le en tête : c’est certainement celui qui donne le plus de sueurs froides aux débutants… et pourtant, une fois maîtriser, plus rien ne vous sera impossible. Il fera l’objet d’un traitement ultérieur.
En « 9 » : l’outil calligraphie. En gros, on s’en sert comme l’outil à main levée, mais ses options permettent de simuler un pinceau ou une plume (variation de l’angle et de l’épaisseur du trait). Juste pour mémoire…
En « 10 » : beaucoup plus utile, l’outil texte. Prenez le, cliquez sur votre page blanche et tapez quelques lettres au clavier. Vous verrez que dans la barre du haut d’Inkscape, les options ont varié et vous avez, entre autres, la possibilité de changer de taille de police et de type de police.
En « 11 » : pour mémoire également, l’outil de remplissage. Si je dis « pour mémoire », c’est que vous allez vite constater qu’il sera peu utilisé.

Un coup d’œil sur le haut :

Même idée : un clic sur la vignette pour découvrir la partie « supérieure » de l’interface d’Inkscape, que l’on parcourt ensuite.

La barre du haut.

En « 1 », « 2 », « 3 » et « 4 » : que du classique. c’est à dire, dans l’ordre : ouvrir un nouveau document, ouvrir un document déjà présent sur l’ordinateur, enregistrer et imprimer.
En « 5 » : le très fameux « undo » « redo ». Ici, la flèche en jaune signifie qu’il y a au moins une opération que l’on peut annuler (c’est le défaire, « undo »). Par contre, la flèche « refaire » (soit le « redo ») est grisé. Vous allez vite apprendre à les aimer ! D’ailleurs, en passant, mémorisez de suite : annuler = « ctrl+Z » (appuyez sur la touche « contrôle » puis tapez une fois sur « z »). et à l’inverse, refaire, c’est « ctrl+y » (la touche « contrôle » + y). Ce sont des raccourcis clavier parmi mes meilleurs amis !!
En « 6 » et « 7 » : copier et coller. Du classique… et en raccourci, ça donne : copier = ctrl+C et coller = ctrl+V.
En « 8 » : on trouve trois outils de zoom programmé. Le premier zoome sur l’objet qui est sélectionné pour le présenter au plus grand. Le second zoome sur tout le dessin (quelle que soit la taille de la page). Le dernier, enfin, permet de se remettre à la taille de la page (c’est pour quand on est perdu !).
En « 9 » : très très intéressant. Ces trois icônes permettent la création de clones (bref, des éléments dupliqués). Leur comportement est ensuite différent en fonction du bouton qu’on a utilisé. Et quand on parle de raccourci, notez que dupliquer = ctrl+D.
En « 10 » : ces deux icônes servent à grouper plusieurs objets ou, le second, à dégrouper (rendre leur liberté en somme) à un groupe de plusieurs éléments.
Et en « 11 » pour finir : ces icônes servent à lancer des fenêtres « filles ». Il y en a 5. Oubliez de suite la quatrième. Mais testez les autres. La première lance le gestionnaire de couleur (ne vous inquiétez pas, celui-là, on va y avoir droit très vite), la seconde c’est pour la gestion du texte, la troisième pour gérer les calques (ça, ça sera pour plus tard) et la cinquième va permettre de joueur sur l’alignement des objets.

Fin de cette première partie, rendez-vous très vite dans la seconde où l’on va créer des ronds et des rectangles, les manipuler, voir comment mettre de la couleur et les superposer.

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