Inkscape 10 : l’outil texte en toute simplicité

Premier article 2011 sur Freenambule, où il sera question de l’un des derniers outils parmi les plus utiles et qui n’a pas encore été abordé : l’outil Texte. Nous allons voir comment faire de la saisie simple, comment gérer les polices et mettre de la couleur. Il sera aussi question de contraindre le texte le long d’un chemin, et enfin, on s’amusera à transformer le texte en objet pour pouvoir le déformer.

Saisir un texte :

Commençons par la base.
Pour saisir un texte avec Inkscape, repérez dans la barre verticale de gauche l’outil représenté par un « A » (en regardant bien, on voit que sur le A apparait un « prompt » qu’on à l’habitude de voir dans les traitements de texte). Activez-le et regardez ce que cela donne au-dessus de votre plan de travail : le curseur est devenu une fine croix suivi par la lettre A.
Cliquez, et un curseur clignotant vous indique que vous pouvez saisir votre texte.
Vous aurez remarqué dans la partie haute, là où s’affiche toujours les options, que vous avez en effet accès aux réglages habituels : choix de la police, taille, type, centrage, etc etc…. Les modifications se font aussitôt, pour peu que vous n’ayez pas perdu la sélection (bref, si vous en êtes toujours à taper votre texte).

Mais dans une grande composition, ou sur de longs textes, ce n’est pas forcément le plus pratique.

Après avoir tapé un texte quelconque, reprenez l’outil flèche et perdez la sélection sur votre texte en cliquant en dehors. Revenez ensuite sélectionner votre texte. Il s’encadre comme un objet classique avec les flèches de redimensionnement.

Notez donc au passage ce premier point important : inutile de perdre votre temps à calculer la taille de la police dont vous avez besoin. Avec inkscape, votre texte est aussi en vectoriel. Vous pouvez taper votre texte, dans la police de votre choix, et ensuite lui donner la taille que vous souhaitez en utilisant les poignées de déformations, et lui affecter un angle avec les poignées de rotation.

A présent que votre bloc texte est sélectionné, repérez en haut, dans la barre d’outils, l’icône en forme de « T » : cliquez dessus pour ouvrir une palette flottante.


Il y a deux onglets dans cette palette : le premier que l’on voit ici dans la capture d’écran, qui permet de sélectionner une police, un style, une disposition et une taille (même si l’on a dit que ce n’était pas toujours opportun). L’intérêt de cette palette réside dans son mode de prévisualisation. En effet, le texte apparaît dans la partie basse, avec les effets que l’on a choisi en terme de police.
Le second onglet, « texte », ne sert qu’à taper du texte justement ou le modifier.
N’oubliez pas d’appliquer les modifications avant de fermer !

Mettre de la couleur :

Rien de plus simple : le texte est un objet comme les autres. Ouvrez la palette de gestion de la couleur, et modifiez la valeur du contenu…. et c’est tout. Vous pouvez aussi ajouter un contour, mais attention : cela ne fonctionne pas avec toutes les polices ! Quelques tests s’imposeront…

On voit ici la même gestion de couleur affectée à deux polices différentes. Si dans le premier cas, cela fonctionne (intérieur rouge, contour vert foncé), dans le second essai, ça ne le fait pas…

Si l’on veut avoir une gestion de la couleur différente d’une lettre à l’autre, il va falloir passer par une étape intermédiaire.

Transformer le texte en objet :

Il faut passer par le menu du haut d’inkscape. Faites « Chemin » et choisissez « objet en chemin ». A l’écran, il ne s’est pas passé grand chose, et pourtant, ce que vous avez à présent n’est plus un texte mais un groupe de formes complexes, ressemblant à des lettres… mais ça n’est plus du texte.
Notons qu’avant de transformer son texte en objet, il faut être sûr de ne pas avoir fait de fautes ! N’oubliez pas quand même que le « Ctrl+Z » (annulation) est votre ami…

On peut donc dégrouper nos objets (menu « objet », choix « dégrouper », ou faire Maj+Shift+G). Vous pouvez à présent sélectionner les lettres une à une et leur appliquer une gestion différente en terme de couleur, de taille et de rotation.

Voici quelques exemples basiques de traitements appliqués aux objets en forme de lettres : changement de couleurs, ajout d’un contour, déplacement, agrandissement, rotation…

Suivre un chemin :

dernier petit exercice pour finir : reprenez l’outil texte et tapez un message. Pour l’exemple, j’ai pris une police courrier en Bold, taille 22 et j’ai utilisé le message suivant : « J’espère que ce tutoriel vous servira… ».
Je l’ai dupliqué et passé en rouge. Ensuite, j’ai dessiné une vague avec l’outil courbe de Bézier, et une spirale avec l’outil éponyme (divergence à 3 et rayon intérieur à 0.74).

Sélectionnez l’un des textes et l’une des courbes et utilisez le menu « Texte », choix « mettre suivant un chemin ».

Avant :

Après :

Un intérêt non négligeable réside dans le fait que le texte n’est pas devenu un objet : cela reste du texte et un double clic dessus vous le prouvera. Vous pouvez changer la police, corriger le texte, le compléter etc etc..
Le chemin reste aussi accessible : pour le faire « disparaître » (comme dans l’exemple ci-dessus du texte en rouge), il suffit donc de le sélectionner, d’aller dans la gestion des couleurs, et de supprimer la couleur du « contour ».

Quelques tentatives seront bien sûr nécessaires avant de trouver la bonne façon de dessiner le chemin pour y adapter votre texte de la façon qui vous plaira le mieux.

L’opération inverse reste accessible : par « Texte », choix « retirez du chemin ». Mais attention, bug ou pas, le texte à tendance à …. disparaître !

Conclusion :

C’est vrai que c’est allé assez vite cette fois, mais il se trouve que l’outil texte est parmi les plus simples. Cela dit, nous verrons prochainement qu’il est très rapide d’obtenir des effets sympas grâce à cet outil… comme cet exemple avec un reflet.
A bientôt !!

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